Doucement, un contenu vidéo sur la CSV se met en place. L’objectif est de partager, étape par étape, les déférents modes d’emploi pour réaliser une Cartographie Systémique des Vigilances, en fonction de l’activité.
Notre dernière vidéo sur la Cartographie Systémique des Vigilances c’est terminée par ces mots clefs.
Et surtout le Faire Ensemble.
Elle induit forcément une posture d’enseignant, et même plus l’accompagnement du projet du groupe.
Si Faire Ensemble c’est partager des connaissances, enseigner des savoirs faire, l’augmentation des compétences pour chaque participant, augmente la sécurité du groupe et nous sommes donc dans la prévention des accidents
Faire Ensemble invite chacun à s’impliquer, mais aussi a savoir précisément ce qui va être fait, ce qui est envisagé en fonction de la nature du projet. C’est un travail sur un partage de la représentation que nous avons chacun de la sortie envisagée.
La Cartographie Systémique des Vigilances est une démarche qui s’utilise pour toutes les activités de montagne, en été comme en hiver.
Et ce sont les dangers spécifiques de chaque activités qui construisent ces différences CSV
Oui bien sûr, car toutes ces activités ont des réalités différentes. Mais il existe une CSV générique qui donne les étapes que l’on retrouve systématiquement dans toutes les CSV.
Tout commence par une attention au groupe avec trois éléments qu’il s’agit de coordonner, d’associer.
Cette phase de réflexion, qui précède la sortie, est particulièrement importante car elle évitera ultérieurement bien des incompréhensions et frustrations. Nous sommes au coeur de la pensée systémique qui va nous accompagner dans toutes nos interactions et le fonctionnement de groupe.
Puis la CSV commence réellement par une rencontre de l’ensemble du groupe.
Oui c’est un critère indispensable pour Faire Ensemble. Il faut se retrouver autour d’une table pour préparer ensemble l’itinéraire car l’objectif est de construire une représentation mentale commune à tous et nous allons utiliser la facilitation graphique en dessinant un croquis du parcours, en le commentant et en y ajoutant toutes les remarques des membres du groupe.
C’est la partie cartographie de la CSV et chacun utilise son application de carto pour enregistrer les points de passage définis ensemble.
Ben oui, de plus en plus, mais surtout c’est obligatoire pour tous. C’est une méta règle pour que chacun sache où on va ?. Comment on y va ? Et pour se positionner sur le terrain.
Le croquis de ce « gribouillon » intégre aussi l’utilisation de feutre de couleurs pour qualifier les différents tronçons de l’itinéraire en fonction des dangers présents. Ce croquis permet d’identifier les passages clefs et de les analyser ensemble en utilisant par exemple DCMR.
C’est un élément fondamental de la CSV, qui va nous accompagner durant toute la sortie, depuis la préparation jusqu’au debriefing et bien sûr sûre terrain.
Il permet à chacun de s’approprier la course choisie, de la mémoriser, d’exprimer ses émotions ou son ressenti par rapport au projet. Et surtout de s’impliquer en toute connaissance de cause.
Cette notion d’implication est majeure dans la CSV et ouvre sur un autre sujet : une responsabilité partagée entre tous les membres du groupe.
Tout est relativement simple. Il suffit de compléter le croquis avec des éléments d’une préparation classique : le transport, le matériel, les horaires. L’environnement culturel
Puis il est important de revenir à la vigilance de groupe : l’organisation du groupe, des cordées, la posture du leader, les biais décisionnel éventuellement présent, la fréquentation.
Une case est également importante… Et en cas d’accident, avons-nous les moyens de communication nécessaire pour appeler les secours ? Une pharmacie adéquate, des compétences minimales. La météo permettra-t-elle un secours héliporté ? Notre engagement dans le mauvais temps est-il raisonnable ?
Cette préparation augmentée, le gribouillon et ce qui l’a accompagné, se termine par un tour de table, pour vérifier que chacun est bien en phase avec le projet, avec l’itinéraire envisagé et sa préparation. Et aussi pour être attentif à toutes les émotions plus ou moins exprimées.
C’est une étape importante d’une responsabilité partagée, chacun est en phase avec ce qui va être Fait Ensemble.
Bien sur que non.
Elle se continue sur le terrain avec un choix pédagogique fort, le lead alterné. Chacun participe à tour de rôle à la conduite de la course, selon son envie, ses capacités. Nous sommes dans le Learning by doing, apprendre tout en faisant.
Et le gribouillon est pour nous un fil rouge, que nous pouvons modifier si nécessaire.
Le débriefing est peut être le temps le plus important de la CSV, grâce aussi au gribouillon. Il est de plus en plus émotionnel.
Ce débriefing va faciliter une sédimentation des compétences, des bonnes pratiques et conditionner la prochaine sortie.
Pour la prochaine vidéo, je vous invite à découvrir une CSV hivernale, en préparant ensemble une vraie sortie de ski de randonnée.
Vous pouvez télécharger le document sur la CSV Générique. C’est un mode d’emploi indispensable pour la CSV.
