Les 5 piliers fondamentaux de l’approche systémique.

1 – le groupe est un système

En général, on utilise le terme de « groupe » pour désigner un ensemble de personnes qui se trouvent en un même lieu au même moment, partagent une ou plusieurs
caractéristiques, afin de réaliser un objectif commun et donc se trouvent en relation d’interdépendance.

2 – Prendre en compte le contexte implique une vision globale.

Un système ouvert comme un groupe est en échange permanent avec son environnement. C’est le contexte qui permet de déterminer le sens d’un événement.
La question centrale pour en comprendre la dynamique interne est de savoir quelles sont les informations considérées comme pertinentes par les membres du groupe pour prendre des décisions. Cette dynamique permet l’émergence de propriétés propres à chaque groupe et définit la nature des apprentissages réalisables. Cette vision globale implique la prise en compte des différentes modalités interactionnelles verticales (leadership) et horizontales (membership).

3 -Communication et interactions

Le regard sur les phénomènes observés est interactionnel. La communication au sein du groupe est le résultat des interactions complexes (en tenant compte du contexte de ces interactions) qui intègrent sur le même niveau d’importance l’ensemble des échanges interdividuels, des fonctionnements des et entre les sous-groupes en présence, des places occupées provisoirement ou pas par les différents membres du groupe (membership).
Cette perspective redonne une place non pas égale mais équivalente en termes de fonctionnement groupal à chacun des membres du groupe.

4 – Causalité circulaire

Pour contrôler une action orientée vers un but, la circulation des informations nécessaires doit former une boucle fermée dans laquelle le groupe évalue les effets de ses actions et corrige son comportement futur en utilisant les performances passées. La notion de feed-back est essentielle pour toute interaction. Ces boucles rétroactives d’adaptation du groupe à son environnement ont pour fonction principale de maintenir l’équilibre interne du groupe ou de changer des éléments de fonctionnement pour chercher un nouvel équilibre plus satisfaisant. Il est possible de changer des 1éléments à l’intérieur du système peuvent changer sans que le système lui-même change (niveau 1), ou repenser les logiques et règles de fonctionnement du système (niveau 2). L’objectif est d’essayer de ne pas reproduire ce qui n’a pas marché jusque là.

5 – représentation graphique / représentation sociale

La CSV a aussi pour objectif de favoriser l’apprentissage mutuel et l’autonomisation des acteurs. En cela la réalisation collective du schéma graphique de la sortie est essentielle. Elle mobilise les capacités cognitives de représentation de l’espace en particulier à partir des images mentales construites lors de l’élaboration de ce schéma, afin d’améliorer le passage permanent de l’espace réel en trois dimensions à la représentation graphique en deux dimensions (lecture de carte). Mais surtout le travail collectif proposé est un outil de construction d’une représentation sociale de l’activité. Les représentations sociales articulent à travers le langage, les éléments affectifs, cognitifs et sociaux partagés, pour donner à un groupe social donné une visée pratique d’organisation et de maîtrise de son environnement. Elles ont pour fonctions de mieux comprendre le réel et de favoriser la cohésion groupale.

Dominique ANSEL
Chambery 2025

CSV et systémie

Une journée de travail pour la formation Facilitateur-trice en CSV, un dimanche en début décembre à Chambéry.

 

CSV et systémie

Le Dom en pleine explication…

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    Paulo Grobel : " la CSV C’est avant tout un outil pratique. Elle est coconstruite par les participants et sert de référence sur le terrain et aussi lors du débriefing pour l’analyse de la sortie."
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